AIDES et lutte contre le VIH

 

Histoire de l’épidémie et VIH en France

 

Les premiers signes de l’épidémie remontent à la fin des années 1970 lorsque les médecins de New York et de San Francisco s’aperçoivent que beaucoup de leurs patients homosexuels souffrent de fatigue physique, d’affaiblissement de l’organisme, de perte de poids et parfois d’une certaine forme de cancer (sarcome de Kaposi). Le nom d’abord utilisé est d’ailleurs le « gay pneumonia » ou « gay cancer ». C’est durant l’été 1982 qu’aux États-Unis l’usage du sigle AIDS apparait : Adquired Immunodeficiency Syndrome. L’équivalent français devient « SIDA » pour Syndrome d’Immunodéficience Acquise. À la fin des années 1980, on utilise le sigle « sida » plutôt que « SIDA ». La relation entre VIH et sida est parfois controversée.

 

En France, on compte environ 150 000 personnes séropositives, dont environ 30 000 qui l’ignorent. Chaque année, il y aurait 6 700 nouvelles contaminations, dont environ 45 % d’homosexuels, 38 % d’hétérosexuels nés à l’étranger, 15 % d’hétérosexuels nés en France et environ 2 % d’usagers de drogues injectables. 27 % des découvertes de personnes atteintes par le VIH seraient tardives, même si 31 % des découvertes de séropositivité concernent les infections récentes (moins de 6 mois avant le diagnostic).

 

VIH en France

 

Association AIDES : historique et engagements

 

À la suite du décès de son compagnon et philosophe Michel Foucault, le sociologue Daniel Defert décide de créer en 1984 une association liée à la lutte contre le sida : AIDES. Ce nom n’a en fait aucun lien avec le nom anglais de la maladie « AIDS », mais vient du verbe « aider » que le fondateur choisit de pluraliser pour parler de plusieurs aides apportées par l’association. Daniel Defert propose de créer un « lieu de réflexion, de solidarité et de transformation » dans une lettre écrite de sa main et datée de septembre 1984.

 

L’éthique et les valeurs de l’association reposent sur des principes fondamentaux comme le respect, l’indépendance, la confidentialité et le non-jugement. AIDES intervient sur l’ensemble du territoire auprès des personnes séropositives et des populations les plus vulnérables au VIH et aux hépatites : les gays, les personnes détenues, les usagers de drogue, les personnes trans, les femmes, les personnes migrantes, les personnes vivant dans les départements français d’Amérique. Ses actions informatives et préventives permettent de sensibiliser le public sur les modes de transmission, en distribuant du matériel de prévention, en effectuant des campagnes de sensibilisation et en distribuant des guides et revues accessibles à tous. AIDES milite aussi pour une société plus égalitaire, plus juste et plus protectrice pour les personnes vulnérables. L’association lutte pour le droit des personnes séropositives et tente de promouvoir l’approche globale en santé (accès aux soins, prévention, lutte contre les discriminations, contre la précarité sociale, financière et affective, etc.).

 

Association AIDES

 

Les victoires d’AIDES

 

Depuis 30 ans, AIDES lutte de toutes ses forces pour lutter contre le VIH. Il convient de souligner quelques victoires de ce combat :

 

-       L’autorisation de la publicité pour le préservatif en 1987,

-       Les programmes d’échanges de seringues en 1993,

-       La protection des étrangers malades en 1998,

-       La loi Kouchner sur les droits des malades en 2002,

-       Le dépistage rapide du VIH non médicalisé en 2010, et de l’hépatite C en 2016,

-       La légalisation de la PrEP (traitement préventif pour les personnes exposées au risque, et non contaminées) en 2015,

-       L’accès de tous les malades au nouveau traitement hépatite C en 2016.

 

Un dépistage simple : un doigt suffit

 

Pour se faire dépister, rien de plus simple : il existe un test rapide ou TROD. Avec seulement une goutte de sang recueillie du bout du doigt, les TROD permettent d’obtenir en quelques minutes un résultat fiable. Tout comme d’autres structures AIDES propose ce type de dépistage dans le cadre d’une discussion plus large sur la sexualité et la prévention. Ces tests sont fiables à partir de trois mois après l’éventuelle exposition au VIH. En cas de résultat positif, il est quasi certain que vous soyez infecté, même si un examen de confirmation sera nécessaire auprès d’un cabinet médical ou dans un laboratoire. Si le résultat est négatif, vous n’êtes alors pas infecté par le virus. Si vous avez eu une exposition certaine au VIH (coupure, non-utilisation du préservatif, partage du matériel d’injection de drogues, etc.) vous pouvez alors suivre un traitement post-exposition, considéré comme d’urgence, qui consiste en la prise de la trithérapie pendant un mois pour éviter la contamination et bloquer le virus. Ce traitement devra être commencé très tôt, si possible dans les 4 heures suivant l’exposition et au maximum dans les 48 heures.


 

Dépistage goutte doigt

 

Soutenir AIDES

 

Les actions d’AIDES sont financées pour moitié par des fonds privés (entreprises, fondations ou dons de particuliers). Le soutien de tous est donc indispensable pour financer les actions insuffisamment dotées par l’État, les projets de recherche-innovation et le pouvoir sur les décisions politiques tout en gardant l’indépendance de l’association. Il est donc possible d’effectuer des dons réguliers ou ponctuels, gages de l’autonomie d’AIDES dans ses actions. Il est aussi possible de transmettre à l’association tout ou partie de vos biens après votre décès, en souscrivant une assurance-vie ou en effectuant un legs au bénéfice de l’association (via un testament).

 

Des actions de soutien peuvent aussi être envisagées, comme l’achat de vos cartes de vœux solidaires pour lesquelles 25 % du prix est reversé à AIDES. Ainsi, vous soutenez non seulement son équipe de chercheurs, mais aussi tous les patients. Les dons constituent la force de l’association. Participez à un monde sans sida grâce à des cartes de vœux entreprises et professionnelles 100 % françaises et de qualité tout en participant à un beau projet.

 

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