L’association Enfants du Mékong

Depuis près de 60 ans, l’ONG aide les enfants du Sud-Est asiatique pour les aider dans leur vie de tous les jours, mais aussi à accéder à l’éducation. C’est en 1958 que René Péchard, dentiste français à Vientiane, prend l’initiative de créer l’Association des amis du pensionnat Saint-Joseph, devenue Association pour la protection de l’enfance du Laos, ayant pour but d’aider les orphelins. Il appelle au parrainage, notamment aux chirurgiens-dentistes français, afin d’attribuer aux enfants du Laos une bourse scolaire, voire une bourse d’entretien pour les plus pauvres, et, plus tard, de les faire venir en France pour étudier. Au fil des années et au fur et à mesure des évènements (guerre au Laos, au Cambodge et au Vietnam en 1975, puis tsunami en en Asie du Sud-Est en 2005), l’association a su renforcer ses actions auprès des réfugiés et de tous les enfants.

Enfants du Mékong participe à la création d’une centaine de projets de développement par an (écoles par exemple, ou accès à l’eau avec des puits), et gère 10 centres ainsi que 78 foyers. Grâce à une soixantaine de volontaires de solidarité internationale appelés les Bambous, des personnes sont mobilisées sur le terrain afin de suivre la bonne réalisation de ces différents projets (missions d’une durée minimum d’un an). Concernant la zone géographique, Enfants du Mékong intervient dans 7 pays qui sont le Vietnam, la Thaïlande, le Laos, les Philippines, le Cambodge, la Birmanie et la Chine.

Qu’est-ce que le programme de développement ?

Initiative locale, le programme de développement a pour but d’améliorer les conditions de vie des enfants pauvres en Asie du Sud-Est. Grâce aux volontaires qui sont sur le terrain, Enfants du Mékong participe à la conception des programmes de développement, mais veille aussi à leur application et leur mise en œuvre grâce à un suivi sur du long terme. Pour choisir les programmes de développement, le service spécialisé regarde les besoins de chaque pays afin de répartir les dons et de les affecter. Les objectifs sont très concrets, comme répondre à un besoin réel des populations, répondre à l’initiative d’un partenaire local ou encore venir en soutien du parrainage et en faire bénéficier les enfants pauvres de zones isolées. Les domaines d’intervention sont nombreux :

-          Les foyers et centres de soutien scolaire : 43 % des dons affectés concernent l’accueil de jeunes en foyer, ainsi que les activités parascolaires,

-          le soutien à l’éducation : 36 % des dons affectés sont pour la création et la rénovation d’écoles (achat de mobilier et de matériel scolaire),

-          l’accès à l’eau, la nutrition, la santé : 13 % des dons affectés pour la construction de puits, formation à l’hygiène, l’achat de médicaments, etc.,

-          le développement économique durable : 8 % des dons affectés concernent des projets d’insertion professionnelle et de soutien à la mobilité (sécurité routière par exemple).

Une grande soirée spectacle pour la Birmanie

Samedi 7 octobre prochain, une grande soirée spectacle est organisée à Lyon, à l’espace Jean Couty (Gorge de Loup). Au programme, une présentation d’Enfants du Mékong, avec des personnes venues du Siège, un spectacle de l’animateur humoriste Bruce Fauveau et un concert du groupe lyonnais de reprise rock « Zooage », pour bien terminer la soirée. L’entrée est à 6 euros pour les adultes, et 3 euros pour les enfants de moins de quinze ans. Action très ciblée, elle permettra à Enfants du Mékong de financer le programme du bidonville de Waken en Birmanie.

Nous ne pouvons qu’être très touchés par cette action, qui commémore aussi la réalité du pays. En effet, nous nous souvenons de la destruction d’un bidonville en Birmanie au mois de juin dernier, où la police birmane avait évacué celui-ci (situé à la périphérie de Rangoun, capitale économique), détruisant 4 000 cabanes et arrêtant six personnes qui tentaient de s’opposer à cette première grande évacuation forcée du gouvernement d’Aung San Suu Kii. Cette triste action laissait place à la construction d’un grand projet immobilier composé de plusieurs immeubles. Le soutien d’Enfants du Mékong pour le bidonville de Waken est donc indispensable dans ce pays où les inégalités persistent. Notons qu’à Rangoun, plus grande ville birmane et capitale économique du pays, la hausse des loyers et l’exode rural poussent des milliers de personnes à se rendre dans les bidonvilles (environ 10 à 15 % dans ces quartiers).

Cartes de vœux solidaires 2018 et autres actions

Des actions de soutien peuvent aussi être envisagées, comme l’achat de vos cartes de vœux solidaires pour lesquelles 25 % du prix est reversé à Enfants du Mékong. Idéale pour la nouvelle année 2018, une carte de vœux solidaire montre aussi la générosité de votre entreprise tout en soutenant un projet qui a du sens. Vous pouvez aussi choisir de faire un don directement sur le site Enfants du Mékong, du montant de votre choix, en une seule fois ou mensuellement. Vous pouvez aussi parrainer un filleul, lui donnant accès à l’éducation (il ne travaille alors plus à la rizière ou sur la décharge. Il existe trois sortes de parrainage, le parrainage scolaire, étudiant (plus élevé compte tenu de frais plus importants) et collectif. D’autres actions sont possibles, comme soutenir un Bambou qui s’assurera du suivi des projets et des programmes sur le terrain, ou encore soutenir un projet en particulier, si celui-ci vous tient à cœur.

Il existe aussi du bénévolat ou du volontariat. En consacrant du temps pour les autres, vous vous intégrez pleinement à une équipe de permanents déjà en place pour l’aider dans leur quotidien (au Siège, aide à la rédaction des synthèses des programmes de parrainage, correction des lettres aux parrains écrites par les volontaires Bambous, etc. Le bénévolat peut aussi être effectué dans les délégations (70 en France et 8 à l’international). Le volontariat vous engage sur environ un an, et vous animez et coordonnez les actions sur place, avec les responsables locaux d’Enfants du Mékong. Sur le terrain, vous entrez dans un quotidien avec les enfants. N’hésitez pas à vous renseigner.